Historique du SNPA

 

Le Syndicat National de la Phyto-Aromathérapie est le fruit de réflexions déjà anciennes tournant autour du fait que la phyto-aromathérapie est mal défendue, et qu’elle ne bénéficie pas d’un lobbying puissant comme celui d’une thérapeutique sœur, l’homéopathie. Il faut reconnaître que l’offre en matière de phyto-médicaments est très dispersée et très concurrentielle.

Il est né le 1° juin 2013, lors d’une réunion de trois médecins, les docteurs Patrick AUBÉ, Francine SOLMON, et Jean-Michel MOREL.

Il revient à Patrick AUBÉ d’avoir suscité la réunion dans un même syndicat, des prescripteurs, professions médicales, et des pharmaciens dispensateurs.

En effet, alors qu’il existe une forte demande en phyto-aromathérapie dans le public, l’offre de soins médicale est faible, même si de nombreux médecins sont formés dans des Diplômes Universitaires.

Les pouvoirs publics semblent en outre tout faire pour reléguer l’usage des plantes dans l’automédication et à le faire sortir du champ médico-pharmaceutique, laissant malheureusement la porte ouverte à toute sortes de déviances, consultations par « thérapeutes » non formés, et ventes sauvages de plantes médicinales dans divers points de vente non contrôlés, ou sur internet, pratiques qui peuvent être considérées comme tombant sous le coup de délits d’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie.

 

La présence sur le territoire national de médecins formés à la connaissance et à l’usage de la phytothérapie est de ce fait très importante, afin d’éviter que la population n’aie recours à des circuits de distribution non sécurisés, sans pharmacovigilance, et ne fasse appel à des praticiens mal ou non formés, ce qui peut générer des retards de diagnostic et des coûts indus pour l’Assurance-Maladie.

Au début du XX° siècle encore, tout médecin connaissait sa Matière Médicale, répertoire des plantes médicinales majeures.

La France bénéficie d’une longue tradition en matière de plantes médicinales. L’étude de la phytothérapie invite à une connaissance critique du médicament, donc à une bonne utilisation de la pharmacopée qui induit un cercle vertueux d’économies de santé.

 

État des lieux

L’enseignement de la phytothérapie s’effectue actuellement en France grâce à des DU et DIU.

Il n’y a pas de répertoire des phytothérapeutes mais plusieurs centaines de médecins généralistes ont été formés depuis les années 1980, moment où les premiers DU en Faculté sont apparus.

La pratique de la phytothérapie se distingue de celle de l’homéopathie par exemple, par le fait que cette expertise n’étant pas reconnue par l’Ordre, le phytothérapeute ne peut pas en faire état sur sa plaque ni sur ses ordonnances.

 

On peut distinguer :

  • Des phytothérapeutes plus ou moins exclusifs, qui ont recours préférentiellement à cette spécificité thérapeutique, et qui sont particulièrement consultés pour cette expertise
  • Des médecins généralistes qui y ont recours régulièrement
  • La possession d’un diplôme universitaire et la pratique de l’enseignement de la phytothérapie dans les DU-DIU sont de bons critères de maîtrise de la discipline